La journée avait commencé tôt. Pas vraiment avec un plan, plutôt avec une liste de choses à faire et un café pris debout.

À Annecy, le soir arrive avec une lenteur particulière. La ville se vide doucement, les volets restent ouverts un peu plus longtemps, et le lac devient une surface calme où la lumière finit par se poser. C'est à ce moment-là que l'on retrouve les autres.

On ne parle pas beaucoup de ce qui vient de se passer. Les projets, les kilomètres, les rendez-vous : tout cela peut attendre. Il y a une place sur la terrasse, une table un peu bancale et assez de temps pour commander une dernière chose.

Amis réunis au coucher du soleil
La seule règle : rester encore un peu.

Les vêtements gardent parfois la mémoire de ces heures-là. Une manche relevée, l'odeur du bois, une trace de soleil sur un col. C'est pour cela que nous les imaginons simplement : pour accompagner le mouvement, puis le moment qui reste quand tout ralentit.

La conversation dérive. Quelqu'un raconte un trajet qu'il fera peut-être demain. Quelqu'un d'autre cherche une adresse dans son téléphone. Puis plus rien n'est urgent. Il reste la lumière suspendue aux arbres, les verres qui se vident, et ce sentiment rare d'être exactement là où il faut.

APRES — ANNECY

À bientôt,
sur le chemin du retour.